Prison


De 1999 à 2009, La Casa Oaxaqueña collabore avec la prison de Pochutla. Chaque samedi matin, La Casa offre aux enfants des détenus deux heures de jeux et d’activités créatives. Nous essayons encore d’y aller, mais ce n’est pas toujours possible.

Les enfants des détenus participent
aux activités créatives.

1. Les enfants et le monde carcéral

En 1999, le directeur de la prison de Pochutla a fait appel à La Casa pour un problème étrange : certains des enfants des détenus se rendent tous les jours à la prison avec leur mère ou un autre parent, pour apporter au détenu de la nourriture ou des habits propres, de l’argent ou toute autre chose dont il aurait besoin. Ces enfants côtoient donc le monde carcéral durant plusieurs heures par jour jour et souvent y passent le week end. La Casa a offert, mais pour des raisons diverses a dû suspendre ses activités pour le moment, chaque samedi matin, deux heures de jeux et d’activités créatives.

La Casa et l’artisanat des prisonniers.

2. Les produits de l’artisanat

D’autre part, pour aider les prisonniers à écouler les produits de leur artisanat (bracelets, porte-clés, hamacs et autres), La Casa avait, grâce à un don du *CNCD, un petit magasin à Ventanilla, une île très fréquentée par les touristes. Outre ces produits artisanaux, le magasin vendait également des jeux instructifs créés par La Casa, des cartes postales réalisées dans les villages et à la prison, etc. Vu la concurrence de nouveaux petits magasins, nous avons du fermer le nôtre en juillet 2004.

Nous vendons encore de l’artisanat des prisonniers à Bruxelles lors de marchés de Noël ou chez Isabelle.

*CNCD : Centre National de Coopération au Développement

3. Les cours d’informatique aux prisonniers

En 2004 nous avons donné régulièrement des cours d’informatique deux fois par semaine aux prisonniers intéressés. Ce cours était donné par les volontaires qui s’y connaissaient suffisamment et qui restaient pour plus de trois mois.

4. Cours de couture

Depuis 2002, Cristina travaille à la prison de Pochutla pour enseigner la couture, la confection, la broderie traditionnelle. Lors de ses visites, elle aborde aussi des thèmes aussi variés que celui de la santé, la relaxation, et elle essaie, malgré les conditions carcérales, de mener à bien ces différents sujets. L’été 2008, grâce à un don de l’association Femmes d’Europe, nous avons pu aider Cristina Gomez à mettre sur pied un cours de couture et de broderie à la prison de Pochutla en achetant quatre machines à coudre, du coton blanc traditionnel et du fil de toutes les couleurs, mais aussi du matériel de peinture pour rafraîchir une partie de la prison.
Un volontaire, Jean-Thomas, a participé à ce projet, il raconte : « concrètement, notre travail consistait, avant tout, à replâtrer et repeindre une partie de l’aile gauche de la prison où se trouve notamment la cellule des femmes et quelques prisonniers isolés qui nous aideront dans nos tâches. Les conditions de vie dans ces cellules sont plutôt « rudes », les prisonniers étant nombreux à y vivre dans un espace restreint et plutôt en mauvais état. Le travail s’effectuera durant quelques semaines pour remettre en état l’entièreté des lieux. Cristina, de son côté s’était occupée d’aller chercher quatre nouvelles machines à coudre à la ville de Oaxaca, à six heures de route de Pochutla.