Pauvreté


Sur les 110 millions de Mexicains, plus de 20% sont officiellement reconnus comme vivant dans un état de « pauvreté extrême ». Ces 22 millions se recrutent principalementdans 3 des 29 Etats qui constituent le Mexique : Oaxaca, Chiapas et Guerrero. C’est dans l’Etat de Oaxaca (prononcez Wahaka) que travaille La Casa. Le pourcentage d’extrêmement pauvres y atteindrait jusqu’à 50%, selon certains journaux mexicains…

La récolte ne permet aux familles que de
se nourrir durant quelques mois, pas d’en vivre.

1. L’économie locale

La région est particulièrement pauvre : à part un peu de tourisme, le long du littoral et dans certains villages ainsi
privilégiés, et une pêche encore artisanale, il n’existe quasiment aucune ressource économique. Un salaire mensuel de 250 euros est considéré comme un bon salaire. Le sol ne produit à peu près rien. L’activité agricole se résume presque toujours à la culture familiale du maïs (qui devient de plus en plus rare) et de quelques fruits tropicaux, principalement durant la seule saison des pluies. La malnutrition (aucune variété dans l’alimentation) et le manque d’hygiène sont des plaies courantes, à côté de la malaria et de la dysenterie, pour ne rien dire de l’alcoolisme et de la drogue.

L’enseignement est souvent rudimentaire,
il n’y que peu de matériel éducatif.

2. L’analphabétisme

Parmi les adultes de plus de 40 ans, l’analphabétisme est monnaie courante , ce qui met les parents dans l’impossibilité d’aider leurs enfants dans leurs activités scolaires. Celles-ci, de surcroît, sont souvent rudimentaires (aucun matériel éducatif) et beaucoup d’enfants les abandonnent dès les primaires.

D’après un recensement effectué en 2010 par l’Institut national de statistiques et de géographie, dans l’état de Oaxaca, la majorité de la population de 15 ans a terminé les études primaires, mais, sur 100 personnes adultes :

18 n’ont pas eu accès aux études, 20 n’ont pas terminé leurs études primaires, 4 n’ont pas terminéleur études secondaires (cycle de 3 ans après les primaires), 5 ont commencé et pas terminé le cyclede 3 ans qui suit, 2 ont commencé des études supérieurs, et 6 ont obtenu un diplôme d’études supérieures. Les 45 autres ont terminé différents cycles mais sans continuer le suivant.

L’analphabétisme : sur 100 personnes de plus de 15 ans, 19 ne savent ni écrire, ni lire.

Les maisons consistent en une pièce en dur
et une cuisine en bois.

3. Le logement

Si le tourisme a forcé les autorités, pour attirer les étrangers, à améliorer l’infrastructure de certaines agglomérations côtières, les villages de l’intérieur, eux, sont bien plus démunis. Les maisons consistent en une petite pièce en dur construite grâce à du ciment donné par le gouvernement suite à l’ouragan de 1997, et en une cuisine en bois recouvertes de toits de palmes ou de tôles tôles en carton ondulé recouvert de bitume.
Dès l’âge de 14-15 ans, les habitants vont travailler pour des petits salaires (environ 40 euros par semaine de 6 à 7 jours de travail) dans les petits hôtels et restaurants, et perdent 20 à 30 % de leurs rémunérations en frais de déplacements. La population est essentiellement indienne et il n’est pas rare de rencontrer, dans les villages del’intérieur, des gens âgés ne connaissant presque pas l’espagnol et ne parlant que le zapotèque.